L'aspect associatif

Résumé de notre rencontre, en novembre 2008, avec

Madame Viviane MONNIER

 

Cofondatrice de l'association SOS Femmes Battues

Déléguée Nationale de Solidarité Femmes

Directrice du Foyer Louise Labé

 

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Nous avons rencontré Madame Viviane MONNIER dans les locaux de l'association situés dans le 19ème arrondissement de Paris. A première vue, nous remarquons une relative précarité de ce lieu pourvu simplement de quelques banquettes et tapis.

 

Après nous être présentés et avoir remercié Madame MONNIER pour son accueil et sa disponibilité, nous avons, munis d'un enregistreur audio et de plusieurs blocs notes, commencé à interroger Madame MONNIER sur l'action et l'objectif de son association.

 

En premier lieu, elle nous a tout de suite fait part de son indignation envers le peu de moyens qui est mis à sa disposition par l'Etat, en comparaison avec les fonds débloqués pour la sécurité routière ou le tabagisme.

 

Nous avons ensuite demandé à Madame MONNIER de nous décrire la prise en charge des femmes qui subissent des violences et qui désirent rentrer en contact avec l'association : « les victimes nous contactent généralement par téléphone, cet appel débouche sur une prise de rendez-vous pour discuter des différents problèmes liés a la violence, et surtout trouver les éléments de cette violence, puis comprendre d'où vient ce phénomène pour chaque cas ».

Dans certains cas si les violences sont trop importantes ou si la femme est menacée à son retour au domicile conjugal, alors l'association met à disposition de la femme et son enfant, le cas échéant quelques couchages en guise d'hébergement, cependant, il est indispensable de rappeler que ces quelques lits ne suffisent pas du tout face au nombre croissant de femmes battues.

 

En ce qui concerne les milieux sociaux touchés par ces violences, la présidente nous a tout simplement indiqué que tous les milieux sociaux sont concernés, de plus ces violences « peuvent être aggravées par la religion ou par la culture ».

 

Pour pallier le manque de moyens, l'association travail avec les Ministères de la Justice, de l'Intérieur et de la Santé.

 

Pour finir, nous avons demandé des chiffres précis et officiels pour mesurer l'ampleur du phénomène des violences conjugales :

 

.environ 250 nouveaux cas par an (recensés par l'association),

.180 femmes environ décèdent sous les coups de leurs conjoints par an, en France,

.Le réseau « solidarité femmes battues » se bat depuis 1992 contre ces violences,

.Il existe 50 à 60 associations de ce type sur tout le territoire français,

.Sur un échantillon de 500 femmes, 50% d'entre elles ont déjà vécu  des violences en tant qu'enfant, et pour l'autre moitié, c'est un phénomène qu'elles n'ont jamais vécu, et donc nouveau.

 

L'interview s'est conclue sur une phrase de Madame MONNIER qui illustre bien le désarroi des associations face au problème : «  On ne peut changer un homme violent, c'est lui qui doit s'en rendre compte».

 

 

 

 

Vous pouvez trouver des extraits de cette Interview réalisée par Julian Gasparovic, Mathilde Delamotte et Gautier Coulhon dans la page « Interview» du site.

 

 

 

 

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